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Nouvelles & échanges

La vie devient une chose délicieuse, aussitôt qu'on décide de ne plus la prendre au sérieux.Henry de Montherlant

A propos de la violence …

Le professeur Steven Pinker a publié en 2011 « The better angels of our nature : The Decline of Violence in History and Its Causes » après « The Blank Slate: The Modern Denial of Human Nature” en 2002, qui a été récompensé par le prix Pulitzer. Vous pouvez aller sur son site (http://stevenpinker.com/), il fait de très belles photos.

En résumé, il démontre (chiffres et sources à l’appui) que les « gens » n’ont jamais été aussi peu violents. Sous toutes ses formes la « violence » globale a diminuée : moins d’homicides, de torture, d’esclavage, d’abus domestiques et même de cruauté envers les animaux. Et cela est vrai à tous les niveaux : guerres (entre états), conflits (familiaux ou de voisinages).

Le nombre de mort par manque de nourriture, par maladie (cf. le cancer) ou par l’évolution de la technologie (route, avion, …) n’est pas pris en compte, ni le nombre de suicides. Ceci étant, d’autres études ont démontrées que les « pauvres » étaient moins nombreux en pourcentage (même si un nombre de « riches » de plus en plus réduit détenait de une part de plus en plus importante des richesses mondiales) et que la prise en compte des maladies s’amélioraient aussi (même si nous consacrons toujours plus d’investissements à chercher des solutions pour les maladies des « civilisés » – i.e. Les européens, les américains, … – qu’à celles des pays en voie de développement (sic) où les solutions – vaccins, traitements – existent pourtant déjà).

Les hommes (les femmes aussi, mais souvent moins) sont « violents » pour cinq motifs : la prédation (un prédateur est un organisme vivant qui tue des proies pour s’en nourrir ou pour alimenter sa progéniture), la volonté de pouvoir ou de domination aussi bien individuelle que collective, la revanche (et ses enchainements comme la vendetta, poursuite de la vengeance d’une offense qui se transmet à tous les parents de la victime) et au niveau plus psychologique, le sadisme (est-ce une maladie ?) et l’impact des idéologies (merci les guerres de religion passées et actuelles).

Heureusement, cf. le titre de son livre, Pinker s’intéresse beaucoup aux quatre anges qui pourraient nous aider à progresser. D’abord la progression de l’empathie. C’est vrai que si l’on ressentait ce que vit celui que l’on est en train de tuer, la violence en prendrait un coup. Ensuite le self control (merci l’éducation) et le respect des autres. Mais tant que les armes seront en vente libre, il en faudra beaucoup pour éviter de se défouler sans vergogne sur l’abruti de voisins qui fait un ramdam d’enfer à trois heures du matin. Le troisième est le sens moral ou l’éthique qui fait que globalement nos civilisations sont plus pacifiques. Reste à voir ce qui définit la morale en question … enfin, le dernier serait selon lui la raison (et pas la raison du plus fort !). L’idée est plutôt d’utiliser son cerveau (la parole) pour se faire comprendre et faire passer son point de vue que l’arme blanche et ses muscles.

Dans le même temps, nous n’avons jamais autant été abreuvé d’images violentes (réelles, merci les journaux télévisés qui se concurrencent entre eux dans l’outrance ; virtuelles, merci les jeux vidéo interdits au moins de dix-huit ans ou trucider est un acte qui mérite récompense et permet de progresser). Cela permet-il de défouler la violence sans avoir à l’exercer ou au contraire cela prépare-t-il des générations de psychopathes ?

Notre tolérance vis-à-vis de la violence baisse aussi de façon significative. Toute agression est de plus en plus mal vécue (nous sommes à interdire la fessée et à essayer d’éviter que les enfants jouent à la bataille à l’école).

Ces deux phénomènes (abondance d’images et moindre tolérance) font que notre ressenti vis-à-vis de la violence va à contre sens des résultats de l’étude de Pinker.

Cela est d’autant plus vrai avec les actes terroristes qui se produisent de plus en plus fréquemment partout dans le monde. Le nombre de morts de cette façon (chacun d’entre eux est affreux et inacceptable) reste très faible en « relatif » (vous n’avez qu’à comparer l’effet des derniers génocides en Afrique par exemple).

Que faut-il penser de cela ? que nous réserve le futur ?
– La baisse de la violence va continuer ?
– Nous allons avoir une troisième guerre mondiale, au départ entre la Russie et la Chine ?
– Les guerres civiles (à cause de la faim, du déséquilibre riches – pauvres, des religions, …) vont se multiplier ?
– Allons-nous vers des dictatures ou dénoncer (pour qu’il soit exécuté) son « méchant » voisin sera normal ?
– Les drogues pourront-elles transformer les « violents » en moutons dociles dès leur détection à la maternelle ?

Suite au prochain épisode avec la du livre de Pinker dans cinquante ans pour le savoir …

PS : si ma raison pencherait vers l’hypothèse « dictature » (cf. le programme de Trump …), mon cœur espère que nous (en tant qu’espèce) allons continuer à grandir et mon côté créatif se demande quel sera l’impact des nouvelles technologies (que ce soit en médecine ou via les robots) sur cela …

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